24.5.17

Day- trips from Luxembourg by train: Koblenz, Germany (5 hours are enough for a visit)

As soon as I arrived to Koblenz after a 3 hour trip, I went to the Tourist Information, where I was given a city map. The town has the shape of a triangle and it is located on both banks of the Rhein River at its confluence with the Moselle River. Yes, Koblenz -from Latin (ad) confluentes-  is the place where the Mosel and the Rhein meet.
In this monument you can see Emperor William I on horseback.
The Rhein ferry is indeed a convenient and also scenic way to cross the Rhein River (first and most popular option is to take the cable car to visit the Ehrenbreitstein Fortress).
Fortress Ehrenbreitstein as seen from Koblenz
 
    It´s really small on the other side of the river but it´s adorable.





Back to Koblenz. The touristic places, although it is a working day, are quite busy. It´s a sunny and warm day (Yes!) Of course, as I observe in many other cities of this part of Europe, shops always have customers.
Cool sculptures here and there.

Plan your own adventure: Return train ticket (Luxembourg - Koblenz) with just one change in Wittlich (Germany): €30.  For a late lunch, I had a yummy Caprese salad with a glass of fresh local white wine. Prices are a bit cheaper than in Luxembourg.
It was great to leave Lux for a day and enjoy Koblenz during five sunny hours. It´s a charming town.
Corina Moscovich

Do you want to read more about Germany in my blog? Here is one about Bonn http://corinamoscovich.blogspot.lu/2013/12/germany-bonns-altstadt-old-town.html
these ones are in Spanish (primeras sensaciones, Leipzig, Berlín) http://corinamoscovich.blogspot.lu/2012/12/ba.html

8.4.17

Notas grabadas (notes enregistrées) 7 - Acción de invierno para Cruz Roja de Luxemburgo. Action d´hiver Croix Rouge du Luxembourg

Decoración a la entrada. Décoration à l'entrée
31 de marzo, último día de voluntariado de la Acción de invierno para la Croix Rouge en Luxemburgo. El día de hoy tiene dos partes: lo “habitual” y la otra, esta nochecita con un cierre un poco formal con los voluntarios, con gente de la parte del ministerio que subvenciona la Cruz Roja, con personal, etc. Primero me voy a referir a la primera parte, muy movilizante. Ya desde antes de entrar, para mí hoy era el último día, pero para los beneficiarios no solo eso. Ya la noche de ayer había sido la última para poder dormir en el refugio. Justamente, la “Wanteraktioun” funciona durante el invierno (cuatro meses). Afortunadamente, muchos lo pudieron prever y resolver de un modo u otro su situación de calle. Otros seguirán durmiendo en la calle por elección pero hubo algunos pocos casos que no tenían nada. Nada de nada. Entonces hoy se vivieron momentos muy fuertes, muy tristes. Esto mientras que también en lo personal es difícil... Fue una mañana y un comienzo de tarde bastante lleno de emociones.
Indicaciones para el toilette :) Indications pour les toilettes :)
(FR) 31 mars, dernier jour de volontariat pour l'Action d´hiver pour la Croix Rouge au Luxembourg. Aujourd'hui, il y a deux parties: la partie "habituelle" et l'autre, ce soir, avec une clôture un peu formelle avec les volontaires, avec les gens du ministère qui subventionne la Croix-Rouge, avec le personnel, etc. Je vais d'abord me référer à la première partie, très émouvante. Même avant d’entrer, aujourd’hui était pour moi le dernier jour, mais pour les bénéficiaires pas seulement ça. La nuit d'hier était déjà la dernière nuit pour pouvoir dormir au refuge. Justement, le "Wanteraktioun" fonctionne pendant l'hiver (quatre mois). Heureusement, beaucoup ont pu le prévoir et résoudre leur situation de sans-abri d’une manière ou d’une autre. D’autres continueront à dormir dans la rue par choix, mais il y a eu quelques cas qui n’avaient rien. Rien de rien. Alors aujourd’hui, il y a eu des moments très forts, très tristes. C'est également difficile sur le plan personnel... Ce fut une matinée et un début d'après-midi assez chargés d'émotions.

Pude observar como “el señor de la sopa” (un apodo mío para identificar a un voluntario “full time” local de unos 60 años que se dedicó siempre y exclusivamente a servir la sopa) se despidió con lágrimas en los ojos de la coordinadora. Recién hoy pude contar un poco más de mí, ya que hasta ahora, prácticamente lo único -y quizás también muy valioso, claro- que los coordinadores conocían de mí era mi desempeño dentro de ese comedor. Y fue bastante liberador poder hablar de mi propia realidad, que si bien no es tan extrema como la de los beneficiarios, tiene algunos puntos en común. Me cuesta mucho articular las palabras, principalmente por la emoción. Y quedé muy cansada porque justo el último día, éramos muy pocos voluntarios para hacer cantidad de cosas. Noto que tomé un montón de agua y no sé si fue tanto por la sed o el cansancio sino justamente por la emoción: el tomar agua me ayudó de alguna manera a respirar, a pasar todo eso.

J’ai pu observer comment "le monsieur de la soupe" (un de mes surnoms pour désigner un bénévole local "à temps plein" d’une soixantaine d’années qui se consacrait toujours et exclusivement au service de la soupe) disait au revoir les larmes aux yeux a la coordinatrice. Ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai pu en dire un peu plus sur moi, car jusqu'à présent, pratiquement la seule chose - et peut-être aussi très précieuse, bien sûr - que les coordinateurs savaient de moi était ma performance dans cette salle à manger. Et c’était assez libérateur de pouvoir parler de ma propre réalité qui, même si elle n’est pas aussi extrême que celle des bénéficiaires, à quelques points communs. J'ai du mal à articuler les mots, principalement à cause de l'émotion. Et j'étais très fatiguée parce que le dernier jour, il y avait très peu de volontaires pour faire beaucoup de choses. J'ai remarqué que je buvais beaucoup d'eau et je ne sais pas si c'était tellement à cause de la soif ou de la fatigue mais justement à cause de l'émotion: boire de l'eau m'a aidé d'une certaine manière à respirer, à traverser tout ça.

Hoy también varios de los asistentes al comedor, cuando se iban saludaban como “hoy es el último día”, daban las gracias. Eso fue conmovedor. Y pasé el cuaderno -donde los testimonios, los agradecimientos en diferentes idiomas, de variada caligrafía y ortografía-, son un claro muestrario del tipo de gente que pasó por la Cruz Roja. Las fotos a continuación (no figuran los nombres) reflejan algo de esta experiencia. Hubo algunas expresiones o frases que me quedaron grabadas. 

Aujourd'hui aussi, plusieurs des convives de la salle à manger, en partant, nous ont salué en disant "aujourd'hui c´est le dernier jour", ils ont dit merci. C'était émouvant. Et j'ai passé le cahier - où les témoignages, les remerciements dans différentes langues, avec une écriture et une orthographe variées - sont un exemple clair du type de personnes qui sont passées par la Croix-Rouge. Les photos ci-dessous (noms non répertoriés) reflètent une partie de cette expérience. Il y a eu des expressions ou des phrases qui m'ont marqué.
 
Hoy, un señor que siempre es amable, correcto, con buenos modales escribió todos los renglones de una página entera. Allí,  agradeció el consejo, el incentivo, la comida caliente diaria y un lugar donde dormir cada noche “après une journée lourde de vagabondage, recherches et incertitudes”. 
Francés, luxemburgués, inglés, etc. Français, luxembourgeois, anglais, etc. 
Otro se refirió a los trabajadores de la Cruz Roja como “kind and friendly to everybody without racism” y concluyo: “I thank them all”.

Aujourd'hui, un homme toujours gentil, correct, avec de bonnes manières a écrit toutes les lignes d'une page entière. Là, il est reconnaissant pour les conseils, l'encouragement, le repas chaud quotidien et un endroit où dormir chaque soir "après une journée pleine de vagabondage, de recherches et d'incertitudes".

Un autre a qualifié les travailleurs de la Croix-Rouge de "gentils et amicaux envers tout le monde, sans racisme" et a conclu: "Je les remercie tous".
Si bien ya había realizado tareas de voluntariado, lo que noté en la Cruz Roja de Luxemburgo es un perfil bajo y un gran respeto tanto de los beneficiarios como de los coordinadores. El ayudar me ayudó, aún en días cuando me era inimaginable pensar que yo podría ayudar a alguien. Pude volver a reflexionar temas clásicos dentro de mi cabeza como la fe, la familia, la amistad, la soledad, el dar y darse, el amor, la acción, la sonrisa, los idiomas, la comunicación, la sociedad, la organización, la nutrición y la desnutrición, etcétera.
Este voluntariado en sí me sirvió para contactarme con gente luxemburguesa, aprender sobre las capas de la sociedad de Luxemburgo, hablar francés, español, inglés y activar mi conocimiento de alemán y de luxemburgués. Gracias.
  
Même si j'avais déjà fait du bénévolat, ce que j'ai remarqué à la Croix-Rouge luxembourgeoise, c'est un profil bas et un grand respect tant de la part des bénéficiaires que des coordinateurs. Aider m'a aidé, même les jours où il était inimaginable de penser que je pouvais aider quelqu'un. J'ai pu réfléchir à nouveau dans ma tête à des thèmes classiques tels que la foi, la famille, l'amitié, la solitude, le don de soi et se donner comme personne, l'amour, l'action, le sourire, les langues, la communication, la société, l'organisation, la nutrition et la malnutrition, etc.
 
Ce volontariat en lui-même m'a permis d'entrer en contact avec des Luxembourgeois, de découvrir les différentes couches de la société luxembourgeoise, de parler français, espagnol, anglais et d'activer mes connaissances en allemand et en luxembourgeois. Merci.

Corina Moscovich

Acá puedes leer las entradas anteriores sobre el mismo tema.



24.3.17

Notas grabadas (notes enregistrées) 6 - Acción de invierno para Cruz Roja de Luxemburgo Action d´hiver Croix Rouge du Luxembourg

Marzo 2017: El viernes pasado finalmente empezamos a poner en práctica una idea que yo había propuesto hacía ya un tiempo: que los sans abri que asistieron al comedor durante el invierno pudieran expresar por escrito (palabras o dibujos) y sin distinción de idioma sus opiniones, emociones, etc. Una de las coordinadoras compró un cuaderno, fibras y me lo entregó; dándome pie así para iniciar esta tarea. Si bien soy escritora, coordino talleres de escritura desde hace años, etcétera... responder brevemente al “¿Y qué escribo?, “¿Para qué?” o “¿Por qué?” de los asistentes al comedor fue un desafío. Primó la sinceridad y la naturalidad de mi parte y así, de a poco, se empezaron a animar. Les dejaba el cuaderno una vez que habían terminado de almorzar (aún sentados) o si no, antes de que pasaran al “living”, un espacio lleno de sofás donde pueden dormir una siestita, mirar películas de los DVD a disposición y/o jugar al ping-pong. Los mensajes -hasta ahora- fueron escritos en árabe (y luego traducidos oralmente al francés para compartir el mensaje), inglés, español, portugués, alemán, italiano. Algunos señores no se mostraron interesados. Hubo una persona que me dijo que no sabía escribir. Hubo alguien que hizo una catarsis al escribir que había perdido todo: su trabajo, su lugar, su mujer. El mensaje duró unos diez renglones y luego de leerlo, en su presencia, necesité fuerza para poder darle ánimo. Otro escribió sobre nosotros, los voluntarios, como “los trabajadores invisibles” y al entregarme el cuaderno, volvió a repetir la misma idea: una agraciada metáfora. 
(FR) Mars 2017: Vendredi dernier nous avons enfin commencé à mettre en pratique une idée que j'avais proposée il y a quelque temps: que les sans-abri qui fréquentaient la salle à manger pendant l'hiver puissent exprimer leurs opinions par écrit (mots ou dessins) et sans distinction de langue ses opinions, ses émotions, etc. Une des coordonnatrices a acheté un cahier, des marqueurs et me les a offerts; me donnant ainsi l'opportunité de commencer cette tâche. Bien que je sois écrivaine, j'anime depuis des années des ateliers d'écriture, etc.... répondre brièvement aux "Et qu'est-ce que j'écris?", "Pour quoi faire? ou pourquoi?" de ceux qui fréquentaient la salle à manger était un défi. La sincérité et le naturel de ma part ont prévalu et ainsi, petit à petit, ils ont commencé à se remonter le moral.

Je leur ai laissé le cahier une fois qu'ils ont fini de déjeuner (toujours assis) ou, sinon, avant qu'ils se rendent au "salon", un espace plein de canapés où ils peuvent faire une sieste, regarder des films à partir des DVD disponibles et/ou jouer à au ping-pong. Les messages – jusqu’à présent – ​​étaient écrits en arabe (puis traduits oralement en français pour partager le message), anglais, espagnol, portugais, allemand, italien. Certains messieurs n'étaient pas intéressés. Il y avait une personne qui m’a dit qu’il ne savait pas écrire. Il y a quelqu'un qui a fait une catharsis en écrivant qu'il avait tout perdu: son travail, sa place (dans le monde), sa femme. Le message durait une dizaine de lignes et après l'avoir lu, en sa présence, j'avais besoin de force pour pouvoir l'encourager. Un autre a écrit sur nous, les volontaires, comme "les travailleurs invisibles" et lorsqu'il m'a remis le cahier, il a répété la même idée: une belle métaphore.

En la Croix Rouge nos traducimos unos a otros: en lo personal muchas veces hablo en español con alguien y luego, traduzco esa charla para compartirla con alguno de los coordinadores u otro voluntario. Luxemburgués, francés, alemán... Aprendo palabras. Repaso vocabulario que aprendí pero no tuve muchas oportunidades de usar. Incluso a veces suele ser divertido encontrar la forma de comunicarnos. No es todo drama.

Unos días después estando en la cola del supermercado a punto de pagar, me encontré con un señor que solía asistir al comedor. Me contó que había conseguido un trabajo y que ya no necesitaba ir a la Croix Rouge porque ya está alquilándose un cuarto y tiene para comer. Y volvió a agradecer insistiendo en “lo que hacen ustedes”... Me dio alegría saber que su paso por allí fue temporario, que pudo salir adelante.

Quelques jours plus tard, alors que je faisais la queue au supermarché pour payer, j'ai rencontré un homme qui fréquentait habituellement la salle à manger. Il m'a dit qu'il avait trouvé un travail et qu'il n'avait plus besoin d'aller à la Croix Rouge car il loue déjà une chambre et a de quoi manger. Et il m'a encore remercié en insistant sur "ce que vous faites"... Cela m'a fait plaisir de savoir que son parcours là-bas était temporaire, qu'il pouvait avancer.

Corina Moscovich 

Acá puedes leer las entradas anteriores sobre el mismo tema.
http://corinamoscovich.blogspot.lu/2016/12/notas-grabadas-3-accion-de-invierno.html
http://corinamoscovich.blogspot.lu/2017/03/notas-grabadas-5-accion-de-invierno.html

16.3.17

Notas grabadas (notes enregistrées) 5- Acción de invierno para Cruz Roja Lux Action d´hiver Croix Rouge du Luxembourg

5º: 16.3.17 Hoy es 10 de marzo, el cielo está celeste, estoy usando mi campera de invierno menos abrigada (la súper abrigada ya la dejé guardada aparte). Ahora quedan con hoy cuatro viernes en Croix Rouge. Yo grabé, luego desgrabé para mi blog mis tres primeros viernes y a partir del cuarto (eso era todavía en diciembre) fue como que pasaba tanto que no podía captarlo todo. El invierno fue muy duro, a nivel climático, a nivel de lo vivido en Winteraktion y también en lo personal. 
El tiempo pasó, sigue pasando y ahora, tomé la decisión de grabar y luego escribir, para este último mes de marzo que terminará en una celebración con todos los otros voluntarios el 31 de marzo. Ya por la calle a veces me cruzo con algunos de los que vienen a almorzar. Sin embargo, el intercambio dentro del comedor, es mucho mayor... Estoy por entrar. El cielo está increíble. Sigo después.

(FR) 5º: 16.3.17 Nous sommes le 10 mars 2017. Le ciel est bleu, je porte ma veste d'hiver la moins chaude (j'ai déjà mis de côté la super chaude). Aujourd’hui il me reste désormais quatre vendredis à la Croix Rouge. J'ai enregistré, puis j´écrivais les textes sur l´ordinateur pour mon blog mes trois premiers vendredis et à partir du quatrième (c'était toujours en décembre), c'était comme s´il se passait tellement de choses que je ne pouvais pas tout capter. L’hiver a été très dur, au niveau climatique, au niveau de ce qui a été vécu à Wanteraktioun et aussi au niveau personnel.

Le temps a passé, continue de passer et maintenant, j'ai pris la décision d'enregistrer puis d'écrire, pour ce dernier mois qui se terminera par une fête avec tous les autres bénévoles le 31 mars. Dans la rue, je croise parfois certains de ceux qui viennent déjeuner. Cependant, l'échange à l'intérieur de la salle à manger est bien plus important... Je m'apprête à entrer. Le ciel est incroyablement bleu. Je continue plus tard.

Corina Moscovich
                          
Acá puedes leer las entradas anteriores sobre el mismo tema.